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La bonne agressivité en pilotage sur circuit

La bonne agressivité en pilotage sur circuit vient de la dissociation de la conduite sur route, même sportive, et du pilotage sur circuit. Les véhicules de série avec des équipements de série (pneumatique, suspension…) et des poids élevés, sont adaptés à la conduite sur route et non au pilotage. 

DISSOCIER CONDUITE ET PILOTAGE

Une voiture de course, adaptée pour le circuit, généralement avec un châssis tubulaire, des suspensions adaptées et des pneumatiques slick ou intermédiaires, ne sera ni homologuée, ni adaptée pour la route. Ces châssis sont faits pour être emmenés en pilotage. Ces véhicules sont préparés de façon à être extrêmement rigides et rigoureux en pilotage soutenu. Les voitures de course ne sont pas adaptées à une conduite souple et lente, ils perdent en efficacité. 

Par exemple, à l’aide des éléments mécaniques et aérodynamiques, une voiture de course pourra passer plus aisément dans certaines courbes à 160 km/h plutôt qu’a 130km/h. La géométrie du véhicule est spécifiquement adaptée pour une conduite en prenant en compte la dynamique du véhicule. Cela se retranscrit, par exemple, par du carrossage. Les roues du véhicule sont légèrement inclinées pour permettre une adhérence optimale lors des passages en courbe en appui. 

Le mans LMP1

Bien entendu, ces degrés de réglage sont de l’ordre de quelques dixièmes de millimètre tout au plus. Une voiture avec de la dynamique se mettra correctement en appui et sera plus efficace. De même pour les pneumatiques ! Une conduite trop souple ne leur donnera pas leur température optimale pour maximiser le grip latéral ou le freinage.

Notions essentielles

Pour revenir sur la notion d’appui aérodynamique, certains véhicules de course comme les prototypes (LMP1, LMP2…), les formules ou, encore certaines GT disposent d’un important appui aérodynamique. Ces véhicules sont étudiés de manière suivante: plus la vitesse de déplacement est élevée, plus l’appui et donc l’adhérence augmentent. L’appui aérodynamique diminue la vitesse de pointe. Sur certains circuits, il est plus important de passer vite en courbe, car ils comportent peu de lignes droites. Pour donner un exemple concret, une voiture d’endurance (type proto CN) à la vitesse de 200 km/h produit assez d’appui aérodynamique pour pouvoir rouler à l’envers! Ceci est bien sûr une image, mais, selon les lois de la physique, c’est tout à fait réalisable. 

appui aérodynamique cupra

Il est important de garder à l’esprit qu’un véhicule de série, même entièrement préparé, ne sera jamais une vraie voiture de course. En effet, certains éléments comme le châssis ne sont pas étudiés pour la compétition. Il est cependant possible d’optimiser le véhicule pour en faire un «TrackTool». Pour cela, il est important de rigidifier le châssis et les amortisseurs. Il faut également adapter la monte pneumatique et abaisser au mieux le poids du véhicule. Mais, surtout, l’équiper des éléments de sécurité indispensables comme un arceau ou un siège baquet avec harnais. 

PILOTER AVEC LA BONNE AGRESSIVITÉ

La bonne agressivité permet de tirer le maximum de la performance du véhicule. Il est important de trouver un équilibre, car trop d’agressivité donne lieu à trop d’erreurs. Une conduite trop souple ne mettra pas le véhicule dans des conditions optimales pour la performance. A l’inverse, un pilotage trop soutenu le poussera dans ses retranchements. Une fois la limite atteinte, le véhicule perdra de l’adhérence ou sous-virera en entrée de virage. 

L’idée générale est de connaître parfaitement les limites du véhicule ! Pour ainsi flirter avec elles et parvenir à la performance optimale. L’astuce et de rouler légèrement au-dessus de ces limites et de descendre d’un cran après les avoir identifiées. Il est plus simple de procéder de cette façon plutôt que de monter progressivement. Lorsque l’on monte “pour cent” par “pour cent”, la limite sera beaucoup plus difficile à déceler. Par exemple, lors d’un freinage avec une voiture de course, généralement dépourvue d’ABS, il est intéressant de commencer par attaquer sur les freins ! Jusqu’au blocage des roues et de relâcher progressivement la pédale pour trouver la limite du blocage. Une fois cette limite trouvée en quelques tours, l’automatisme sera pris. Cette technique est, bien entendu, à utiliser après quelques tours de chauffe pour s’habituer au tracé et mettre en température le véhicule.

freinage F1 brulant

Le mot du coach :

Le pilote réussissant à flirter avec les limites en termes de freinage, d’adhérence en courbe ou de ré-accélération sera tout simplement le plus rapide. C’est ce que l’on appelle “la mise en action”, grande qualité chez un pilote.

En course, la bonne agressivité est à adopter également. Un pilotage incisif envers les véhicules en amont du vôtre permet de maintenir une pression. Il est primordial de rester dans l’esprit de la course et de ne pas chercher le contact. La bonne agressivité sur circuit vous permettra de rester concentré et de dépasser plus aisément. Chassez l’hésitation, vous n’aurez pas le temps pour ça!

Julien GEDET

Pour aller plus loin

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